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Bienvenue sur le site de la Campagne des femmes congolaises contre la violence sexuelle en République Démocratique du Congo (RDC).
La Campagne des femmes Congolaises contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo (RDC) est une initiative des associations de femmes situées à l’Est de la RDC pour renforcer l’efficacité de la lutte contre les violences sexuelles.
Les dernières nouvelles de septembre et octobre 2009
- CPI: Affaire Germain Katanga: l'accusé sera jugé par la CPI
- CPI: affaire Bosco Ntaganda: les ONG demandent son arrestation et son transfert à la CPI
- Déclaration du Ministre des affaires étrangères de la RDC relatives aux violences sexuelles à l'Assemblée générale des Nations Unies
- MJPC: la lutte contre les violences sexuelles doit s'inscrire dans le budget de l'État
- 3 journalistes qui luttent contre les violences sexuelles menacées de mort
- Évènements d'octobre et décembre 2008 aux KIVUS: 2 rapports des Nations Unies font état de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité (9 septembre 2009)
- Reportage: Venir en aide aux victimes de violences sexuelles (Goma)
- Documentaire sur les violences de SOS Femmes en danger (Sud Kivu)
ALERTE : Nouvelle pétition lancée par la Campagne - SIGNER LA PÉTITION ICI
CPI: Affaire Germain Katanga: il sera finalement jugé par la CPI
"Le 25 septembre 2009, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’appel interjeté par Germain Katanga contre la décision rendue le 12 juin par la Chambre de première instance II, qui avait déclaré l’affaire le concernant recevable devant la CPI.
En février 2009, Germain Katanga a déposé devant la Chambre de première instance II une exception d’irrecevabilité de l’affaire devant la CPI. Il a fait valoir, entre autres, que la République démocratique du Congo (RDC) était en position de le poursuivre et que, par conséquent, il ne devrait pas être poursuivi devant la CPI. Il a également fait valoir que le Procureur aurait dû, dans sa requête aux fins de délivrance d’un mandat d’arrêt, communiquer à la Chambre préliminaire des documents indiquant que Germain Katanga faisait l’objet d’enquêtes en RDC, ce qui aurait rendu l’affaire irrecevable devant la CPI. Le 12 juin, la Chambre de première instance II a rejeté l’exception d’irrecevabilité. La Défense a interjeté appel de cette décision.
Aujourd’hui, M. le juge Daniel David Ntanda Nsereko, en sa qualité de juge président dans cette affaire, a donné, lors d’une audience publique, un résumé de l’arrêt de la Chambre d’appel. Il a exposé chacun des cinq moyens d’appel et les conclusions de la Chambre :
- La Défense avait fait valoir que la Chambre de première instance a eu tort de considérer que l’exception d’irrecevabilité avait été déposée tardivement et aurait dû être présentée avant « l’ouverture du procès ». La Chambre d’appel a noté que Germain Katanga lui-même reconnaît qu’il n’a souffert d’aucun préjudice en raison de l’interprétation prétendument erronée du Statut de Rome donnée par la Chambre de première instance, puisque cette dernière avait néanmoins décidé de se prononcer sur le bien-fondé de l’exception. En l’absence d’un préjudice, la Chambre d’appel a considéré qu’il n’y a pas lieu de statuer sur le bien-fondé de ce premier moyen d’appel.
- La Défense avait en outre fait valoir que la Chambre de première instance II a eu tort de considérer que la Chambre préliminaire I avait, à bon droit, déclaré l’affaire recevable, alors que le Procureur ne lui avait pas communiqué des documents pertinents relatifs aux attaques lancées contre Bogoro, pour lesquelles un mandat d’arrêt contre Germain Katanga était demandé. La Chambre d’appel a considéré que si elle avait à examiner le bien-fondé de ce deuxième moyen d’appel, elle serait en réalité amenée à examiner la décision de la Chambre préliminaire de délivrer un mandat d’arrêt, et non pas la décision de la Chambre de première instance, qui fait l’objet de l’appel.
- Les troisième et quatrième moyens d’appel concernaient le respect du principe de complémentarité, qui accorde la primauté aux systèmes nationaux. En effet, la CPI ne remplace pas les systèmes nationaux de justice pénale, mais les complète. La Chambre d’appel a considéré que le principe de complémentarité, selon le Statut de Rome, établit un équilibre entre, d’une part, la préservation de la primauté des procédures nationales vis-à-vis la CPI et, d’autre part, le but du Statut de Rome tendant à « mettre fin à l’impunité ». Si un Etat n’ouvre pas d’enquête ou est dans l’incapacité de le faire et, le cas échéant, ne poursuit pas les auteurs des crimes relevant du Statut, la CPI doit pouvoir intervenir. La Chambre d’appel a également noté qu’au moment de la procédure d’examen de la recevabilité de l’affaire, aucune procédure n’avait été engagée en RDC à l’encontre de Germain Katanga relativement aux crimes pour lesquels il est poursuivi devant la CPI, ou d’autres crimes allégués. En revanche, la RDC a clairement indiqué qu’elle souhaite qu’il soit poursuivi, mais devant la CPI.
- Selon le cinquième moyen d’appel, la Défense de M. Katanga a contesté qu’un État puisse être autorisé à décider de poursuivre ou non les auteurs de crimes internationaux sans avoir à justifier ou à expliquer son « manque de volonté ». Selon la Défense, ceci aurait pour conséquence de priver l’accusé de son droit à contester d’une manière effective la recevabilité d’une affaire sur la base du manque de volonté ou de l’incapacité de l’Etat concerné à poursuivre les auteurs de tels crimes. La Chambre d’appel a toutefois considéré que cet argument n’est pas valable. La détermination de l’admissibilité d’une affaire revient à la CPI, qui examine tous les faits pertinents selon les critères de l’article 17 du Statut de Rome.
Pour ces raisons, la Chambre d’appel a confirmé la décision rendue le 12 juin 2009 par la Chambre de première instance II, et a rejeté l’appel.
Germain Katanga a été transféré à la CPI le 17 octobre 2008. Les charges ont été confirmées par la Chambre préliminaire I le 26 septembre 2008. Lui et Mathieu Ngudjolo Chui auraient conjointement commis, par l’intermédiaire d’autres personnes, des crimes contre l’humanité (meurtre, esclavage sexuel et viol) et des crimes de guerre (le fait de faire participer des enfants de moins de 15 ans à des hostilités ; le fait de diriger intentionnellement une attaque contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités ; homicide intentionnel ; destructions de biens ; pillage ; et esclavage sexuel et viol). Le début du procès dans l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui est prévu pour le 24 novembre 2009."
Source: "La Chambre d’appel confirme la décision sur la recevabilité de l’affaire concernant Germain Katanga" - CPI - 25 septembre 2009
http://www.icc-cpi.int/menus/icc/press%20and%20media/press%20releases/pr455?lan=fr-FR ; http://appablog.wordpress.com/2009/09/25/cpi-republique-democratique-du-congo-rdc-la-chambre-d%E2%80%99appel-confirme-la-decision-sur-la-recevabilite-de-l%E2%80%99affaire-concernant-germain-katanga/
CPI: affaire Bosco Ntaganda: les ONG appellent à son arrestation et à son transfert à la CPI
Appel de l'ONG VISION GRAM
"Il y a une année que la Cour Pénale Internationale (CPI) a lancé un mandat international et a demandé au Gouvernement de la R D Congo de transférer Bosco Ntanganda. Et c’est depuis le 22 aout 2006 que les autorités de la R D Congo ainsi que la communauté internationale ont été informées du mandat délivré par la Cour pénale Internationale.
Mais les autorités du gouvernement congolais n’ont jusque là donné aucune réponse, justifiant Bosco Ntanganda sa décision d’accorder priorité à la sécurisation de la partie Est du pays, promettant de tenir ses engagements conformément au Statut de Rome dont la RDC est signataire gouvernement de la RDC.
Pour rappel, Bosco Ntanganda, surnommé "Terminator", ex-chef d’état-major des Forces patriotiques de libération du Congo (FLPC), bras armés d’une milice de l’Ituri, l’Union des patriotes congolais (UPC), au nord-est, pour des crimes commis et enrôlement d'enfants en 2002 et 2003. Il est le quatrième chef milicien, accusé d'enrôlement d'enfants. Il a intégré le CNDP en tant que chef d’Etat major de la rébellion que dirigeait Laurent Nkunda. Il est, aussi, accusé d’avoir été à la tête des troupes du CNDP auteurs des massacres à Kanyabayonga, faits considérés comme crimes de guerres et crimes contre l’humanité.
Malgré les pressions qui ont été exercées sur Laurent Nkunda et sur les autorités de la R D Congo pour qu’ils le livrent, avec l’aide des casques bleus de la Monuc de le traquer, ces derniers n’ont rien fait, mais l’ont protégé.
Par contre, il a intégré l’armée nationale de la RD Congo avec un grade supérieur le 29 janvier 2009 à Rumangabo, en tant que commandant des opérations au niveau de la 8eme Région Militaire (Nord-Kivu) comme récompense par les autorités de la RD Congo.
Lors de la cérémonie d’intégration de près de 6.200 éléments rebelles du CNDP au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), en présence de Bosco Ntanganda, on a noté le désaccord des représentants de la Facilitation Internationale qui accompagnaient le processus de paix au Nord-Kivu.
Plusieurs organisations ont réagi à cette décision, demandant au Gouvernement congolais d’introduire des mécanismes indépendants de contrôle afin d’exclure ces personnes des forces de sécurité du pays, en attendant l’enquête sur les faits qui leurs sont reprochés et leur procès.
Les autorités congolaises ont justifié leur décision d’accorder priorité à la paix qu’à la justice en ajoutant que « Kinshasa entend finir l'intégration des ex-mouvements armés au sein de l'armée et prendre la décision au moment qu'il faudra comme tout Etat responsable».
« Ceci va à l'encontre des engagements pris par elles-mêmes et c’est une entrave à l’impunité des auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et une insulte auprès des victimes en particulier et de la population congolaise en général, il est temps d’agir… car nous avons longtemps attendu» estime Victor AMISI, Directeur exécutif de Vision GRAM-International.
Mais pendant ce temps, cette intégration évolue très lentement, l’insécurité ne finit pas et la sécurité de la population n’est pas assurée et les violations de droits de la personne sont en hausse.
Le Gouvernement congolais ne fait que passer le temps, alors que rien n’est fait pour tenir ses engagements. Entretemps, Bosco Ntanganda jouit de la liberté dans les forces armées de la R D Congo (FARDC), ce qui met de l’inquiétude aux yeux même de la communauté internationale.
De tout ce qui précède, l’on remarque le manque total de respect de la part du Gouvernement congolais aux victimes, à toute la population congolaise en général et un mépris à la communauté internationale et ses institutions judiciaires.
Le temps passe et rien ne semble se pointer à l’horizon du coté volonté des autorités de la R D Congo d’arrêter et de transférer Bosco Ntanganda à la Cour Pénale Internationale (CPI).
Vision GRAM-International condamne fermement l’attitude passive du Gouvernement congolais et rappelle son rôle joué dans l’arrestation et l’extradition des trois autres chefs des groupes armés en R D Congo (Thomas Lubanga, Matthieu Ngujolo et Germain, Katanga).
L’organisation tient à rappeler les attentes des victimes vis-à-vis de la justice nationale et internationale, car il existe encore plusieurs responsables des groupes armés qui ont commis des crimes de guerre, mais qui occupent des postes supérieurs au sein de l’armée et bénéficient de la protection du gouvernement congolais.
Se joignant à d’autres organisations de droits de la personne, Vision GRAM-International fait appel au gouvernement congolais de garantir la sécurité des populations et de leurs biens tout en luttant contre l’impunité qui est devenue une culture en R D Congo.
Vision GRAM-International demande à la communauté internationale de faire pression aux autorités de la RD Congo pour qu’ils arrêtent immédiatement Bosco Ntanganda et qu’elles le transfèrent sans tarder à la Cour Pénale Internationale ou il doit subir son procès pour les crimes de guerre commis.
Vision GRAM-International encourage les organisations locales, nationales et internationales à se joindre pour que les autorités de la R D Congo s’impliquent effectivement dans la lutte contre l’impunité.
Source: "Bosco Ntaganda doit être arrêté et transféré devant la Cour pénale Internationale de la Haye" - Vision Gram - 21 septembre 2009 http://iccnow.org/documents/Communique_de_presse_GRAM_sept_09.pdf
Appel des ONG, FIDH, ACAT-France, Amnesty International, HRW
Des associations, dont la Fédération internationale des droits de l'Homme, se sont dites jeudi à Paris "profondément préoccupées" par "l'impunité persistante" en République démocratique du Congo (RDC), demandant à la Françe d'intervenir sur cette question. [...]
Dans un texte commun jeudi, l'Association des Chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat-France) , Amnesty International France, Human Rights Watch et la FIDH se déclarent "profondément préoccupés par l'impunité persistante" en RDC.
Le texte cite notamment le cas de l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, rappelant que ce dernier "occupe encore à l'heure actuelle un poste de commandement au sein de l'armée congolaise".
Plus largement, ces associations appellent la France à faire pression sur le gouvernement de la RDC pour que "tous les individus, notamment membres des forces armées, de la police et des services de renseignements, soupçonnés d'avoir commis des crimes ou autres graves violations des droits humains" soient traduits en justice.
Elles insistent sur le fait que "les groupes armés ainsi que les forces gouvernementales continuent de commettre des viols" et que "très peu d'auteurs de ces actes criminels ont été traduits en justice" alors que des dizaines de milliers de femmes et de filles ont été victimes de crimes sexuels. [...]"
Source: "RDC: des associations préoccupées par "l'impunité persistante" " - AFP - 8 octobre 2009 http://www.google. com/hostednews/ afp/article/ ALeqM5j2jw4rXr6a JGNumY6OdRkfawkW uQ
La presse congolaise
Bosco Ntanganda : une épine dans le pied de Joseph Kabila
"Le général/FARDC Bosco Ntanganda, déjà fiché par la Cour Pénale Internationale à cause de sa participation aux massacres commis dans l'Ituri en 2002 et 2003, sous la casquette d'officier de l'UPC (Union des Patriotes Congolais) de Thomas Lubanga, vient de réapparaître sur les tablettes du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme. L'ancien alter ego du général Laurent Nkunda au sein du CNDP ( Conseil National pour la Défense du Peuple) aurait dû déjà occuper le box des prévenus au centre pénitencier de cette juridiction internationale, n'eut été le refus de Kinshasa de laisser le Procureur Moreno Ocampo exécuter le mandat d'arrêt international délivré à sa charge, depuis l'année dernière.
Le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, qui considère l'amnistie accordée à cet ex-officier rebelle et tant d'autres de ses frères d'armes, comme le prix à payer pour le retour d'une paix durable et de la stabilité politique dans la partie Est du pays, se trouve devant une grosse épine enfoncée dans son pied. L'attitude du président congolais continue de paraître, aux yeux de la communauté internationale, comme une entrave à l'option de l'impunité des auteurs de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, levée par la CPI depuis son entrée en action, en juillet 2002. Aussi, pour le contraindre visiblement à jeter l'éponge, les pressions s'accentuent sur lui, sous la forme de graves accusations voisines du génocide, mise à charge des FARDC et du CNDP, qui constituent aujourd'hui une même «entité». [...]"
Source: "Bosco Ntanganda : une épine dans le pied de Joseph Kabila" - Le Phare - 10 septembre 2009 http://congoplanete .com/article. jsp?id=45262338
Déclaration du Ministre des affaires étrangères de la RDC, M. Alexis Thambwe Mwamba, sur les violences sexuelles lors de la réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies.
« Les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles à l’est de la République démocratique du Congo, constituent à nos yeux les crimes les plus honteux et les plus graves que l’humanité ait jamais connus en ce 21e siècle. En termes de statistiques, 80% de ces crimes commis sur l’ensemble du territoire national se répartissent essentiellement entre deux provinces de l’est du pays les plus touchées par les effets de la guerre à savoir, le Sud‐Kivu et le Nord‐Kivu. En effet, 60% de ces viols sont commis au Nord‐Kivu et 20% au Sud‐Kivu. Justice doit être rendue aux femmes et filles violée».
Source: Bulletin d'information hebdomadaire du bureau du procureur de la CPI, 23-29 septembre 2009, n.6, p. 1. http://www.icc-cpi.int/NR/rdonlyres/4E31310F-4639-4D0D-84A0-AA3746A3404D/280882/WB290909FR.pdf
MJPC: Les Efforts Visant À Éradiquer Les Violences Sexuelles Au Congo Doivent Également Se Refléter Dans Les Budgets De l'Etat
"Le 22, Septembre, 2009. Pendant que le Parlement Congolais examine le projet budget annuel pour 2010, le MJPC exhorte le gouvernement à traduire ses paroles par des actes dans la lutte contre la violence sexuelle à l'Est du Congo. Plus récemment, l'ONU a déclaré l'Est du Congo "capitale mondiale du viol»
Tout en félicitant le gouvernement pour l'adoption des mesures de mettre fin à cette tragédie, le MJPC déplore de constater qu'une telle volonté ne se reflète pas dans le budget de l'état. "C'est regrettable que l'histoire des allocations budgétaires au Congo ne montre pas une action sérieuse dans le cadre de lutte contre la violence sexuelle au Congo. C'est une lutte qui ne doit pas se limiter seulement dans des déclarations» a déclaré le Directeur Exécutif du MJPC, Amédé KYUBWA.
"En dépit de nombreuses affirmations du gouvernement congolais qu'il est de déterminé à éradiquer la violence sexuelle, l'Est du Congo est dans un état de chaos pendant plus d'une décennie pourtant année âpres année, le gouvernement adopte de budget de l' état sans aucune allocation quelconque dans le cadre de lutte contre la violence sexuelle », constate M. KYUBWA.
« C'est vraiment triste pour les quelque un demi-million de victimes de violence sexuelle qui qui ne sont pas en mesure de prendre leur vie en main et ont désespérément besoin que le gouvernement les aide à reconstruire leur vie. Malheureusement, le gouvernement n'a pas encore pris de mesures pour les aider"
Le MJPC soutient que l'annonce récente que les États-Unis dépenseront 17 millions de dollars pour aider les victimes de viol en RDC crée de bonnes conditions pour demander aux autorités congolaises d'importantes questions telles que:
>>Pourquoi le gouvernement congolais n'a jamais alloué de budget pour le un demi-million de victimes de violences sexuelles au Congo?
>>Pourquoi l'ampleur du problème n'a pas encore réveillé les autorités congolaises à sentir qu'elles ont une obligation morale en tant que gouvernement pour aider les victimes?
"Tout ce que nous disons, c'est que si la lutte contre la violence sexuelle endémique dans l'est du Congo est l'une des préoccupations pressantes du gouvernement congolais, cela doit aussi se refléter dans ses allocations budgétaires annuelles»a indiqué M. Kyubwa
Entre autres choses, le MJPC appelle le gouvernement congolais à créer un programme de compensation afin d'aider les personnes qui ont survécu la violence sexuelle dans l'est du Congo à reconstruire leur vie. Une pétition en faveur de ce programme peut être signée ici. Ces personnes ont besoin d'une surveillance médicale, de conseils et d'un soutien psychologique et les enfants nés de viols ont besoin de pouvoir aller à l'école."
Source: "Les Efforts Visant À Éradiquer Les Violences Sexuelles Au Congo Doivent Également Se Refléter Dans Les Budgets De l'Etat" - MJPC - 21 septembre 2009 http://www.mjpcongo.org
Des journalistes luttant contre le silence des médias dans les cas de violences sexuelles menacées de mort
Le 12 septembre 2009, 3 femmes journalistes de Bukavu (RDC) - Kadi Adzuba et Delphine Namuto, toutes deux journalistes à Radio Okapi, et Jolly Kamuntu, journaliste à la station privée Radio Maendeleo - membres de l'Association des femmes des médias du Sud Kivu et à l'origine de la Campagne "Défier le Silence: les Médias contre les violences sexuelles" ont reçu des menaces de mort.
Voici les articles en rapport à ce développement:
1. "Trois journalistes femmes menacées de mort à Bukavu" - Reporters Sans Frontières - 12 septembre 2009 http://www.rsf.org/Trois-journalistes-femmes-menacees.html
2. "RDC : menaces de mort contre 3 journalistes de Bukavu, le gouvernement prend des mesures de protection" - Radio Okapi - 13 septembre 2009 http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&a=24670
3. Trois journalistes menacées de mort à Bukavu - par Hubert Mwipatayi/La Prospérité - 15 septembre 2009 http://www.digitalcongo.net/article/61068
4. "RDC (Lubumbashi) : 3 défenseurs des droits humains menacés" - par Lubumbashi ASADHO/Katanga - 17 septembre 2009 http://www.continentalnews.fr/actualite/editorial,145/rdc-lubumbashi-3-defenseurs-des-droits-humains-menaces,8880.html
5. Menaces de mort contre les journalistes de la Campagne Défier le Silence en RDC (Amenazas de muerte contra periodistas de la Campaña Desafiando el Silencio en RDC) - Lola Mora - 12 septembre 2009 http://www.lolamora.net/index.php?option=com_content&view=article&id=191:amenazas-de-muerte-contra-periodistas-de-la-campana-desafiando-el-silencio-en-rdc&catid=1 (espagnol)
Évènements de d'octobre et décembre 2008 aux KIVU: 2 rapports des Nations Unies font état de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité
Deux nouveaux rapports de l'ONU publiés mercredi révèlent une série de violations des droits de l'homme commises fin 2008 à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) par les forces gouvernementales et la milice dénommée CNDP, y compris d'éventuels crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Selon la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, ces deux rapports montrent l'urgente nécessité pour le gouvernement congolais et la communauté internationale de procéder aux « réformes essentielles » du système judiciaire et du secteur de la sécurité du pays.
Les deux rapports, produits conjointement par la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), couvrent une série d'événements qui ont eu lieu au Nord et au Sud Kivu entre octobre et décembre 2008 durant le conflit armé qui a opposé les forces gouvernementales (FARDC) et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dirigé à cette époque par Laurent Nkunda et son collaborateur, Bosco Ntaganda.
« Les actions du CNDP pourraient être équivalentes aux crimes de guerre et crimes contre l'humanité et font partie des nombreux cas persistants de brutalité à l'Est de la RDC qui continue à être largement impunie », a dit Navi Pillay. « Je suis profondément préoccupée que les membres du CNDP qui ont été impliqués dans ces crimes – particulièrement Bosco Ntaganda, contre qui un mandat d'arrêt international a été lancé par la Cour pénale internationale (CPI) – soient soit en liberté, soit intégrés dans les FARDC ».
Source: RDC : Deux nouveaux rapports de l'ONU révèlent d'éventuels crimes de guerre - ONU - 9 septembre 2009 http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.aspnewsID=20022&Cr=Congo&Cr1=crimes
REPORTAGE : A Goma, venir en aide aux survivantes de violences sexuelles
28 août 2009 http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=19854&Cr=humanitaire&Cr1=RDC
Documentaire vidéo de SOS Femmes en danger (Sud-Kivu) sur les violences sexuelles
Documentaire, SOS Femmes en danger - Sud Kivu (une organisation d'aide aux femmes congolaises) - Video: Ned Meerdink et Walter James, Septembre 2009 Partie 1: http://www.youtube. com/watch? v=mjsVVmQj7eQ
Partie 2: http://www.youtube. com/watch? v=cgohI6_ Adgs
POUR QUE LA GUERRE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO CESSE DE SE FAIRE SUR LE VENTRE DES FEMMES ET DES FILLES
La Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC lance avec rage un cri d’alarme vers la communauté internationale pour dénoncer les atrocités commises actuellement à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) par les groupes rebelles ainsi que par des éléments des Forces armées de la RDC.
Déplacements massifs, assassinats arbitraires, pillages, tortures et enlèvements et un nombre encore indéterminé de viols, mais une certitude LA GUERRE, UNE FOIS ENCORE, SE FAIT SUR LE VENTRE DES FEMMES ET DES FILLES.
Le conflit qui fait rage en ce moment pèse lourdement sur la population civile. L’ONU estime à 250,000 le nombre de personnes déplacées par les conflits depuis la fin du mois d’août. Les conflits comme les déplacements massifs de population augmentent de manière considérable les risques de violence sexuelle commis à l’encontre des femmes et des filles. En effet, ces dernières sont les premières victimes des conflits armés. Récemment le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU a confirmé les dénonciations des ONG concernant l’existence de viols à Goma la semaine passée.
Nous, activistes et travailleuses auprès des victimes dénonçons depuis de nombreuses années et sans relâche l’usage systématique de la violence sexuelle par l’ensemble des groupes armés présents en RDC ainsi que par les forces régulières de l’armée congolaise.
La résolution 1820 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 19 juin 2008 souligne qu’utilisée ou commanditée comme arme de guerre, la violence sexuelle peut exacerber considérablement tout conflit armé et faire obstacle au rétablissement de la paix et de la sécurité internationale. Elle rappelle en outre que le viol et d’autres formes de violence sexuelle peuvent constituer un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou un élément constitutif du crime de génocide.
Par conséquent, nous les femmes de la Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC, meurtries dans nos corps, exigeons:
1) Que les parties au conflit armé s’engagent immédiatement et totalement à mettre fin à tout acte de violence sexuelle contre des femmes et des filles.
2) Que les parties au conflit armé prennent immédiatement les mesures nécessaires pour protéger la population civile, notamment les femmes et les filles, contre toutes les formes de violence sexuelle et que tous les responsables soient traduits en justice, ou sanctionnés par les tribunaux militaires.
3) Que l’État congolais garantisse la sécurité de l’ensemble de ses citoyens, en particulier les femmes et les filles, ainsi que les militantes et les défenseurs des droits humains, en temps de guerre comme en temps de paix.
4) Que le Secrétaire général des Nations unies établisse des directives et des stratégies permettant à la MONUC, dans le respect de son mandat, de mieux protéger la population civile, spécialement les femmes et les filles, déplacées, réfugiées ou coincées dans les zones de combat contre toutes les formes de violence sexuelle.
5) Que le Conseil de sécurité établisse une commission d’enquête internationale sur les crimes de violence sexuelle commis à l’Est de la RDC depuis le début du conflit dans le but de mettre fin à l’impunité qui contribue à la perpétuation de la violence sexuelle.
6) Que la communauté internationale exige des parties une solution durable et définitive au conflit ainsi que le désarmement des groupes rebelles.
7) Que les organismes des Nations unies, le gouvernement congolais, et les pays donateurs, dont le Canada, restructurent l’initiative conjointe de lutte contre la violence sexuelle en RDC de manière à intégrer l’expérience des ONG locales dans l’élaboration et la mise œuvre des programmes afin d’enrayer le fléau de la violence sexuelle.
8) Que le gouvernement congolais, les Nations Unies en particulier la MONUC, la Cour pénale internationale et la communauté internationale mettent en œuvre les recommandations faites par la Rapporteure spéciale sur la violence faite aux femmes, ses causes et ses conséquences, Mme Yakin Ertuk, dans son rapport de mission (A/HRC/7/6/Add.4) en date du 28 février 2008 au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
9) A cet égard nous exigeons notamment que la Cour pénale internationale mette en œuvre les recommandations de la Rapporteur spéciale 1) d’enquêter les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité - incluant les violences sexuelles - commis après le 1er juillet 2002 , dans les cas où les autorités congolaises n’ont pas la volonté ou sont dans l’incapacité de mener véritablement à bien les enquêtes ou les poursuites et 2) de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour protéger les victimes et les témoins ainsi que leurs intermédiaires qui collaborent avec la Cour.
Pour que le corps de femmes cesse d’être un champ de bataille, pour que la violence sexuelle cesse d’être une arme de guerre, pour que les Congolaises et les Congolais retrouvent leur dignité et puissent enfin espérer vivre en paix, la Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC vous invite à se joindre à elle en SIGNANT LA PÉTITION ICI.
La pétition a été signée par les organisations congolaises suivantes:
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Avec l'appui de:
Coalition pour les Droits des Femmes en Situation de Conflits (www.coalitiondroitsdesfemmes.org) et Droits et Démocratie (www.dd-rd.ca)
Si vous voulez contacter la campagne, écrivez à rdcviolencesexuelle@yahoo.fr
